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Usage du cuivre en protection des cultures AB

 

Colloque de restitution d'expertise scientifique collective

"Peut-on se passer du cuivre en protection des cultures biologiques ?"

Le 16 janvier 2018 de 13h30 à17h30, Espace Grenelle - SNHF, 84 rue de Grenelle 75007 Paris

Le cuivre est utilisé, en agriculture biologique (AB) et en agriculture conventionnelle (AC), contre diverses maladies fongiques mais aussi bactériennes, en particulier sur vigne, productions fruitières et cultures légumières. Il constitue la seule matière active à effet fongicide fort et gamme d’action large homologuée en AB. Or la mise en évidence d'effets environnementaux négatifs du cuivre (sur les organismes du sol et les auxiliaires des cultures, notamment) a conduit à des restrictions réglementaires d'usage (plafonnement des doses applicables par ha et par an), et même à son interdiction comme pesticide dans certains pays européens (Pays-Bas, Danemark).

Ces restrictions croissantes des doses de cuivre autorisées, et la menace persistante d’interdiction totale, posent des difficultés aux producteurs, et plus particulièrement aux agriculteurs en AB, qui ne peuvent recourir à des fongicides de synthèse. En découlent une demande récurrente d'"alternatives" au cuivre adressée à la recherche, et des travaux expérimentaux assez nombreux pour identifier et tester de telles alternatives. Cependant, ces résultats restent dispersés : il n’existe à ce jour aucune synthèse de ces travaux, qui permettrait de fonder les préconisations sur des connaissances validées et génériques.

C'est pourquoi l’Institut Technique de l’Agriculture Biologique (ITAB) et le Métaprogramme "Gestion durable de la santé des cultures" (SMaCH) de l’INRA ont, conjointement, commandé une expertise scientifique collective (ESCo) visant à réaliser une synthèse pluridisciplinaire et critique des connaissances scientifiques et techniques disponibles sur ce sujet.

L'ESCo a ainsi exploré : les différentes solutions techniques possibles (variétés résistantes aux maladies, substances d'origine naturelle à effet biocide et/ou stimulant les défenses naturelles des plantes, agents microbiologiques de lutte, conduites des peuplements cultivés à visée prophylactique) ; l’intégration de ces solutions individuelles au sein de systèmes de production/protection intégrée ; les freins et conditions à leur adoption et à leur diffusion.

L’analyse s’est focalisée sur le cas de l’AB, qui est à la fois le mode de production le plus dépendant de l'utilisation de cuivre et le cadre dans lequel ont été produites la quasi-totalité des références disponibles, mais les résultats intéressent, au-delà, toutes les formes d'agriculture qui cherchent à réduire leur consommation de pesticides.