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JJC 2016

 

Pourquoi les JJC ?

28 août 2015

Jean Chevaugeon
Pourquoi avoir choisi de nommer les journées de mycologie les JJC ?

Les jeunes générations qui n'ont pas connu Jean Chevaugeon peuvent se demander pourquoi les fondateurs de ces journées ont voulu rendre un hommage à ce professeur de Phytopathologie plutôt qu'à l'un ou l'autre des phytopathologistes français qui ont marqué leur époque. L'explication vient sans doute du rôle qu'a eu Jean Chevaugeon sur l'évolution de sa discipline.

La Phytopathologie a connu différents tournants qui correspondent à l'évolution des outils avec lesquels les scientifiques ont rénové les méthodes d'études des phénomènes qu'ils étudiaient, et dans le cas de J. Chevaugeon c'était l'étude des maladies causées par des champignons. Pendant des dizaines d'années la phytopathologie était essentiellement descriptive. De nombreux chercheurs se sont obstinés à décrire la biodiversité morphologique des agents pathogènes, à les classer et à comprendre leurs cycles. Le bon phytopathologiste était celui qui savait mettre rapidement un nom sur le plus grand nombre de maladies possibles. Savoir "nommer" c'est déjà "connaître".

Avant les années soixante, bien peu essayaient de comprendre les mécanismes d'interaction entre les plantes et les agents pathogènes, les cycles de succès-échec des créations de cultivars résistants n'avaient pas encore trouvé leurs théoriciens qu'ont été Flor et Van der Plank. Le développement des approches génétiques dans le domaine des maladies des plantes a été une révolution de la discipline qui se situe dans les années 60, rôle qui a continué à croître avec l'évolution des outils d'analyse des génomes. Une des premières étapes a été l'application des découvertes, faites sur des espèces modèles comme Neurospora crassa, à des champignons phytopathogènes. Jean Chevaugeon a d'abord fait comme tous les phytopathologistes un travail d'identification et de classification de champignons phytopathogènes, et c'est en Afrique qu'il s'est exercé à cette science descriptive. Quand on lui demandait quel était le sujet de sa thèse, il répondait que sa thèse était un exemple de ce qu'il ne fallait plus faire…

De retour en France, nommé Professeur à l'Université d'Orsay, il a fréquenté des généticiens en amélioration des plantes comme Y. Demarly. Cet environnement scientifique l'a convaincu de l'importance de l'étude des mécanismes de variation des champignons. L'un de ses objectifs était de comprendre ce qui faisait le succès ou l'échec des variétés résistantes et il s'est très tôt impliqué dans le difficile dialogue entre phytopathologistes et sélectionneurs. Aussi, les théories de Van der Plank une fois publiées, ont été largement exploitées dans le projet pédagogique dont il avait la responsabilité et mises à profit dans les recherches qu'il a dirigées à travers de nombreux étudiants en DEA et en thèse. Les cours de Phytopathologie donnés à Orsay se distinguaient des autres enseignements donnés dans les autres Universités françaises. On y parlait plus de génétique que de taxonomie. Il est devenu un interlocuteur privilégié pour de nombreux décideurs du Ministère de la Recherche et des sociétés privées. Il est ainsi devenu membre d'un grand nombre de conseils scientifiques d'Instituts de recherche publics et privés.Ses idées ont été diffusées par les nombreux élèves du DEA de Phytopathologie d'Orsay , ce qui a contribué à sa reconnaissance.

Il a donc joué un rôle essentiel dans l'évolution de la Phytopathologie en France à une époque où la génétique a commencé à jouer un rôle prépondérant dans l'étude des interactions plante-parasite. Ainsi Jean Chevaugeon a été le professeur de phytopathologie dont les idées ont orienté le mode de pensée de très nombreux phytopathologistes, dont tous ceux pour qui son souvenir reste très présent.

Michel Dron, Marc-Henri Lebrun, Denise Parisot, Marie-Jo Daboussi, Jean Bouvier et Françoise Legrand.