En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Logo Principal AllEnvi Agreenium

Open data et agriculture

 

Programme

Partage des données pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement : des opportunités pour innover et créer de la valeur

4 septembre 2015 - Fédération nationale du Crédit Agricole, Paris


Cliquer sur les titres des présentations pour télécharger les diaporamas correspondants au format PDF.

08H30-08H45 Ouverture du colloque
François Houllier, Président de l’alliance Allenvi et de l’Inra


08H45-09H45 Donnée - valeur - innovation

Cette séance introductive donne des clés de compréhension et de lecture des interventions qui vont suivre en définissant les objets tels que « données privées, partagées, ouvertes » et en examinant quelques questions : comment penser la valeur des données ? quels sont les « business models » qui se dégagent ? quelles sont les nouvelles voies de l’innovation ?


09H45-10H45 Enjeu 1 : Gestion des territoires, gestion des ressources

"Les données spatiales issues des capteurs embarqués dans les infrastructures satellitaires et propriété de grandes entreprises sont désormais disponibles à un moindre coût d’accès. Elles sont au service de la Recherche et des Politiques publiques pour permettre l’analyse, l’évaluation et la prédiction sur les territoires. A terre des plateformes mutualisées autour d’acteurs privés et publics telles que Theia www.theia-land.fr sont dédiées à leur traitement. Elles offrent un contexte favorable pour accéder à des bouquets satellitaires, traiter la donnée brute et développer des services numériques innovant en réunissant un ensemble large d’experts du domaine. Elles œuvrent à améliorer la qualité des équipements, des produits et des services sur la base des premiers retours d'expérience des utilisateurs et de l'expression de nouveaux besoins issus de la recherche et des collectivités territoriales (suivi de l’artificialisation des terres, pièges à nitrates, coupes rases en forêts, prédiction de production agricole, schéma de cohérence écologique...).

En aval de cette chaine d’information, les IDG (infrastructures de données géographiques) et les centres régionaux de données tels telles que SIG-LR www.siglr.org ont pour mission de coordonner sur le territoire des régions la mise à disposition d’information géographique et de bases de données thématiques sur les caractéristiques et dynamiques des territoires à des résolutions et échelles diverses. Les IDG facilitent ainsi la diffusion de l’information spatiale en partie interprétée et œuvrent ainsi à identifier puis à fédérer les producteurs et les usagers de ces données par domaine d'activité au travers de pôles métiers dont l’agriculture.

Ces plateformes et IDG structurent ainsi une nouvelle communauté et des écosystèmes économiques de recherche et d’innovation associant recherche publique aux entreprises privées offrant ainsi des services numériques essentiels et complémentaires dans la chaine de traitement et de valorisation des images et de l’information spatiale."

  • Discutant : Yves Riallant, AFIGEO, délégué général, association française d’information géographique

10H45-11H15 Pause

11H15-12H15 Enjeu 2 : Traçabilité, alimentation, nutrition, santé

"Les pratiques d’achat dans le domaine de l’alimentation sont devenues depuis de longues années une source de données massives permettant à la grande distribution de mieux profiler les préférences alimentaires et les comportements des consommateurs, fournisseurs passifs d’informations par le seul biais de leur carte bancaire. Ce volet qui relève de l’engouement actuel des « big data » ne sera pas traité dans la table ronde.

Nous souhaitons nous intéresser à une problématique croisant deux angles d’attaque différents : des données d’autres origines d’une part, et leur partage ou mise à disposition volontaire d’autre part.

Trois sources de données seront explorées :

- des données personnelles à caractère nutritionnel et comportemental que des volontaires acceptent de  renseigner dans le cadre de cohortes : c’est la participation citoyenne à des dynamiques collectives en nutrition/santé qui est le moteur du passage à l’acte, leur couplage/interfaçage avec des bases de données issues d’autres secteurs pouvant s’avérer un terreau fertile propice à la création de valeur nouvelle pour les politiques publiques,
- des données privatives d’origine industrielle que des entreprises peuvent accepter de mettre en commun pour optimiser des logiciels de prédiction et de modélisation,
- des données fournies par la communauté des internautes qui souhaitent mutualiser des informations sur les aliments commerciaux que les industriels ont plus de peine à partager…

La propriété/origine des données, associée dans chaque cas à des objectifs différents (politiques publiques, optimisations industrielles et veille citoyenne), entraîne des contraintes et des modes de partage/valorisation, et donc des modes de contractualisation différents.

De l’ouverture des données en libre accès au partage conventionné entre mêmes acteurs les modèles sont souvent spécifiques, mais les enjeux pour les recherches et les innovations sont similaires : fiabilité, robustesse et financement de la saisie de la donnée, stockage, mise à disposition ergonomique et facile afin de pouvoir générer les valeurs ajoutées attendues en aval : traitement des informations, modélisations et services nouveaux, privés ou publics, améliorés par le partage des données."

  • Discutant : Gilles Trystram, Directeur général AgroParisTech

12h30-13h45 Repas

13H45-14H45 Enjeu 3 : Agroécologie, agriculture économe en intrants

"L’exploitation agricole devient une véritable source de données massives, conduisant à une modification profonde des sources de données et de leur utilisation, des productions qui peuvent en être issues, des métiers et positionnement de l’ensemble de la chaine de valeur autour de l’exploitation.

Les modes de collecte de données massives sont variés, depuis les données produites en masse par des machines connectées à des données collectées chez les agriculteurs et permettant d’approcher leurs modes de décision, ce qui constitue un véritable crowd-sourcing.

Les utilisations potentielles de ces données sont multiples, depuis une utilisation par la recherche en vue de produire des connaissances nouvelles et originales, jusqu’au conseil stratégique et technique, ou encore la surveillance à distance du fonctionnement de machines, du comportement d’animaux ou du développement de végétaux.

L’exploitation agricole devient ainsi un véritable living lab, connecté à son amont et son aval, et situé dans un territoire.

Ceci a des conséquences fortes sur les métiers des uns et des autres, et au premier rang desquels il y a l’agriculteur. De même les acteurs économiques, qu’ils soient fournisseurs d’agro-équipements, d’appro ou de conseil, collecteurs de produits de récolte seront fortement influencés par cette transition rapide et essentielle. Les champs de l’innovation sont considérables, avec des demandes de développement, mais aussi des services rendus inédits et encore largement à découvrir. Les opérateurs de la recherche et de la production de connaissances doivent rapidement intégrer les changements que cette révolution va engendrer pour eux."

  • Discutant : Delphine Tailliez-Lefebvre, Direction Technique et Développement - InVivo AgroSolutions

14H45-15H45 Enjeu 4 : Adaptation au changement climatique

"L'adaptation au changement climatique et son atténuation impliquent aujourd'hui le développement de "services climatiques" par différents acteurs publics ou privés, afin de fournir des informations, des analyses, des prévisions et des outils qui permettent d'évaluer les trajectoires du climat, d'apprécier les risques et les vulnérabilités des systèmes sociaux et environnementaux et de proposer des pistes d'actions pour les prévenir ou les atténuer.

La conception, l’exploitation et la valorisation de ces services climatiques soulèvent des questionnements majeurs autour de l’utilisation et du partage de la donnée climatique et météorologique, que ce soit en amont de la chaîne de valeur, avec par exemple les données climatiques observées ou simulées, ou plus en aval avec la diffusion de données d'impacts du changement climatique, sous forme d'indicateurs variés adaptés aux différents secteurs socio-économiques et environnementaux concernés.

D’ores et déjà, l’ouverture des données scientifiques et techniques apparaît comme une voie prometteuse, sans doute incontournable, pour faire émerger de manière collaborative des innovations à même de permettre les atténuations et adaptations attendues et nécessaires.

Plusieurs portails de données ou de plateformes de services existent déjà, ou sont en phase de conception ou de développement, pour apporter une solution au problème de l’accès et de la diffusion de ces informations via des services performants. Quelle complémentarité, quelle interopérabilité peut-on attendre de ces différents dispositifs ? Quel équilibre trouver entre les besoins des scientifiques et les attentes des citoyens dans la conception et la finalité de ces outils ? Quels modèles économiques pour ces portails de données et plateformes de services, qui garantissent la satisfaction des intérêts des parties privées et publiques impliquées ?
Autant de questions qui seront débattues lors de la session !"

  • Discutant : Patrick Bertuzzi, Inra, Unité Agroclim, Avignon

15H45-16H15 Pause

16H15-17H15 Quelles stratégies pour l’avenir ?

Face aux enjeux mis en évidence, quelles orientations prendre, quelles actions bâtir ensemble ? Nous proposons, dans cette dernière session, de partager l’analyse de quelques acteurs de notre écosystème.

  • Cyril Kao, Ministère de l'agriculture - DGER

17H15-17H45 Clôture du colloque
François Houllier, Président de l’alliance Allenvi et de l’Inra